Metformine et grossesse

Metformine et grossesse

La metformine inhibe la production de glucose hépatique et les concentrations d’insuline et de réduit la production d’androgènes dans l’ovaire. La metformine semble également influer directement sur la stéroïdogenèse ovarienne. La plupart des études montrent que la metformine améliore cycle menstruel, l’ovulation et la fertilité chez les patientes obèses et minces souffrant du syndrome des ovaires micropolykystiques (SOMPK).

Dans une étude sur des femmes non obèses souffrant du SOMPK, la metformine a été meilleure pour l’induction d’ovulation par rapport à la rosiglitazone. La metformine a été examinée dans les protocoles d’induction d’ovulation et peut être très efficace lorsqu’elle est utilisée seule avec le citrate de clomiphène pour l’ovulation.

La metformine est connue pour améliorer les résultats de grossesse. Dans une étude rétrospective, les patients souffrant du SOMPK qui ont connu une grossesse pendant l’utilisation de ce médicament, et qui poursuivi le traitement durant leur grossesse, avaient des moyennes d’interruption de grosesses précoces plus faibles par rapport aux femmes souffrant du SOMPK qui n’ont jamais été exposées à la metformine. D’autres preuves suggèrent que la metformine n’a pas besoin d’être administrée pendant la grossesse, mais seulement lors de la conception, pour conférer une protection contre l’interruption prematurée de la grossesse. Cependant, aucune étude n’a encore prouvé ce effet de la metformine.

Les données actuelles indiquent que l’utilisation de metformine n’est pas tératogène. Les grossesse et les accouchement des patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques qui ont suivi un traitement de metformine pendant la gestation ont été expliquées dans plusieurs études.

L’utilisation de  la metformine durant la grossesse n’a pas été associée à une acidose lactique maternelle, ni à une hypoglycémie néonatale ou maternelle.. Dans des recherches sur des enfants jusqu’à dix huit mois, la metformine n’a pas montré d’influence sur la croissance, développement socio-moteur, taille, poids à la naissance.

Par ailleurs, l’utilisation de la metformine durant la grossesse peut réduire le taux de diabète (gestationnel) chez la mère.

Les données indiquent également que l’insuline et les concentrations de testostérone libre peut être diminuée de vingt pour cent à cinquante pour cent avec la metformine chez les femmes souffrant du SOMPK. La metformine peut également réduire l’IMC, surtout chez les patients obèses. Toutefois, son efficacité dans l’hirsutisme établie peut être limitée, et l’hirsutisme ne doit pas être la seule indication pour l’utilisation de la metformine. Chez les patients souffrant du SOMPK, dont l’hirsutisme a été amélioré par un traitement anti androgènes.

La dose minimale efficace de metformine pour le traitement du SOMPK est de 500 mg 3 fois par jour. Des doses allant jusqu’à 2000 mg par jour ou 2, 550 mg par jour peuvent être nécessaires pour certains cas particuliers.

les effets secondaires liés aux doses incluent la diarrhée, des nausées, des vomissements et des ballonnements abdominaux, mais ne nécessitent pas l’arrêt du médicament. la créatine sérique doit être évaluée au moins annuellement.

En résumé, les données préliminaires suggèrent que la metformine peut diminuer l’avortement spontané, le diabète gestationnel et les complications liées à la grossesse chez les patientes souffrant du SOMPK. Fait important, les données actuelles ne suggèrent pas que la metformine est tératogène. Toutefois, des questions demeurent concernant le bon moment pour arrêter le médicament (ou si la metformine doit être poursuivie tout au long de la grossesse).

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